<img height="1" width="1" style="display:none" src="https://www.facebook.com/tr?id=901461749965045&amp;ev=PageView&amp;noscript=1">

L'association ADAA aide les parents à dompter les clichés

Actualités Pub

Posté par Juliette Waiche

07/04/16 06:13

Stéréotype, nom masculin

- Cliché obtenu par stéréotypie.
- Expression ou opinion toute faite, sans aucune originalité, cliché.
- Caractérisation symbolique et schématique d'un groupe qui s'appuie sur des attentes et des jugements de routine.

Nous en recevons en pleine face au quotidien, sous toutes leurs formes.

Ces bons vieux stéréotypes, qui dictent notre manière de voir le monde, de nous y adapter et même de nous rebeller.
Nous sommes, pour faire moi-même un bon gros stéréotype, un amas d’individus conditionnés dès la naissance pour suivre la même direction de pensée. Et lorsque les plus téméraires s’aventurent à désobéir à cette ligne de conduite imposée, commune et sociétale, c’est pour en prendre le contre-pied direct. Pas de détours donc, c’est dans un sens ou dans l’autre.

Plus sérieusement, l’ADAA, une association américaine en lutte contre l’anxiété et la dépression a eu la fameuse idée de pointer du doigt les clichés les plus vulgaires, avec une ironie et un second degré déconcertants.

Chaque être humain, avant même de se dresser sur ses pattes et de savoir dire amen, a été nourri, éduqué et protégé par ses parents. Les enfants apprennent et découvrent le monde qui les entoure à travers leurs yeux. Ce sont eux qui leur enseignent à discerner le bien du mal, à comprendre la morale et à ne pas mettre les coudes sur la table, parce que "ça ne se fait pas".

Ils sont les premiers concernés dans cette lutte contre les stéréotypes. 

Au départ de cet insight, ce sont naturellement eux qui sont visés dans la campagne de l'ADAA, Gender Baby Food.
Une gamme de 12 petits pots pour bébés, aux noms sombrement caustiques. Et là repose le concept de la campagne : mettre grossièrement en avant les stéréotypes pour les rendre absurdes.

On y trouve donc des saveurs comme « raisin anti-gay », « carottes les-grands-garçons-ne-pleurent-pas », « compote de pomme sois-belle-et-tais-toi »... Les baselines sont tout aussi évocatrices : pour les filles, « Propre, polie et passive », « Laisse les garçons prendre la parole », « Reste fine pour trouver l’amour ». Pour les garçons « N’élevez pas un homme au foyer », « Laissez les garçons devenir de vrais hommes »...
Évidemment, petits pots bleus pour les garçons, roses pour les filles.

Gender_Baby_Food_1.png

L’objectif est de faire prendre conscience aux parents que les pressions que subiront les enfants sont nombreuses et omniprésentes : et qu’ils sont peut-être les premiers à les installer tranquillement dans la tête de leurs enfants.

Opportunité : L’association ADAA, qui affirme que ces mêmes pressions, pour grandir dans la norme, provoquent chez les enfants des angoisses et les poussent sans relâche à ne pas assumer qui ils sont, a visé juste pour cette campagne. Le pari était assez risqué : les campagnes de communication moralisatrices, et qui mettent foncièrement le public face à ses faiblesses, en réutilisant les codes de ce qu’elles dénoncent, ne sont pas unanimement accueillies.

Gender_Baby_Food_2.pngGender_Baby_Food_3.pngGender_Baby_Food_4.png

 

New Call-to-action

Rubriques : Actualités Pub

S'abonner à
la newsletter

Suivez nous

S'abonner à
la newsletter

sidebar-img.jpg
transformation digitale
Provocateurs d'opportunités

Agence de communication intégrée, nous vous aidons à trouver la solution adaptée à vos problématiques, à vos ambitions, à vos moyens.